Ma chicane avec la vie.

Hello-Bonjour vous tous autant qu’vous’êtes!

Aujourd’hui, je me vide le coeur, je me fais une thérapie en vous écrivant.

(Je sais, je devais vous écrire un article sur le trafic, mais ça va attendre.)

 

J’ai remis en question ma vision de la vie dans les derniers jours. Une tragédie familiale m’a envoyé sur une autre planète, bin loin de la réalité et des p’tits bobos du quotidien. Sur ma planète, y’a pas grand chose à faire sauf penser.

J’me pose la question suivante : où est la fine ligne qui fait en sorte qu’on est à boutte, qu’on décide de prendre une décision qui fera mal aux autres, mais qui nous libèrera de ce qu’on vit?

(Si je suis trop subtile pour vous : une de mes tantes a prise une décision comme celle-là. Elle a mis fin à ses jours pour ne plus souffrir physiquement.)

Avec ma personnalité, je tape su’les nerfs du monde. Là où le monde voit de la tristesse et de la douleur, j’réussi à y voir des arc-en-ciel, des pouliches, des fleurs et du bonheur! Il y a tellement de belles choses autour de nous, faut juste apprendre à les apprécier. Breffff, madame bonheur ici-présente.

Mme-bonheur2

Mais la madame, là, elle capote un peu. F-I-N-I le bonheur.

Une personne que j’aime, à qui j’ai parlé quelques jours avant, a décidé de poser un geste que personne n’a vu venir. Oui, elle souffrait. Oui, elle avait de la colère par rapport à ce qu’elle vivait. Oui, elle est surement mieux là où elle est (peut importe où on va quand on meurt). Mais quand même, pour moi c’est…. dla cr**s de marde.  (Excusez-moi pas vraiment l’expression.)

 

Je souffre de voir mon père avoir d’la peine. Je souffre pour ma grand-mère qui vient de perdre sa fille, pour mon oncle et mes tantes qui ont perdu leur sœur. Pour  mon cousin qui a perdu sa mère. Pour ses amis, ses proches, ses voisins et tous ceux qui la connaissait.

Tsé, je comprends qu’elle en pouvait plus. Mais en même temps je ne comprends pas.

Dans la dernière discussion que j’ai eu avec elle, elle me disait qu’elle allait enfin s’organiser un atelier pour peindre et exprimer se qu’elle ressentait avec les arts.  Elle allait relativement bien. On s’est dit qu’on avait hâte de se voir et qu’on s’aimait. Mon père l’a vu le dimanche d’avant. Et puis mon téléphone a sonné mercredi soir dernier à 21h06. Le genre d’appel qu’on ne veut pas avoir.

 

Depuis, je ne sais pas pourquoi, mais quand j’essaie de voir le beau côté de la vie, je me sens mal de le faire. Je me sens mal parce que quelqu’un que j’aime ne peut plus vivre ça.

Je sais. JE SAIS. Elle n’aurait pas voulu ça. Elle aurait voulu que je continue d’aimer tout ce que je vois et d’y voir le bonheur et la beauté.  Mais c’est pas aussi facile.

 

(PARANTHÈSE)

On se demande aussi comment on aurait pu voir ça venir. Être à l’écoute ne suffit pas tout le temps. Je vous invite à consulter le site de Suicide Action  (www.suicideactionmontreal.org )  pour découvrir comment on peut essayer de faire une différence. N’ayez pas peur d’intervenir et de faire un Michel Barrette de vous!

(FIN DE LA PARANTHÈSE)

 

Alors pour le moment, de mon côté, j’imagine que je dois juste prendre le temps de me réconcilier avec la vie.

la vie est faite de petis bonheur

Merci de m’avoir écouté.

Gaby C.-R.